Le quatrième tome des Rugbymen nous replonge dans l’ambiance unique de Paillar, ce village pas comme les autres où le rugby règne en maître incontesté, au point d’influencer jusqu’à la forme des ronds-points. L’histoire suit les aventures rocambolesques de l’équipe locale, toujours prête à défendre son territoire et surtout son précieux bar, l’Albala-Digeo, contre la menace impensable d’une transformation en salon de thé anglais.
La bande des joyeux guerriers du dimanche – Loupiote, La Couâne, l’Anesthésiste, La Teigne et Bourrichon – nous invite une fois de plus dans leur quotidien fait de mêlées acharnées et de troisièmes mi-temps mémorables. Chaque personnage apporte sa touche unique à cette fresque du rugby amateur, où les hématomes sont portés comme des décorations et les oreilles en chou-fleur sont considérées comme des atouts de séduction.
L’album nous fait vivre l’intimité du club house, la tension des vestiaires avant match, l’intensité des mêlées, et bien sûr l’ambiance festive des troisièmes mi-temps légendaires. Les auteurs excellent à dépeindre cette microsociété où les « gnons, beignes, marrons et tampons » font partie du folklore quotidien, acceptés avec philosophie et humour comme les rituels incontournables du rugby de village.
À travers les péripéties de ces rugbymen attachants, c’est toute la culture du rugby amateur qui prend vie, avec ses traditions, ses superstitions, et surtout ses valeurs de camaraderie et de convivialité. Un tome qui capture parfaitement l’essence de l’Ovalie, où la rudesse du terrain n’a d’égal que la chaleur des amitiés qui s’y forgent.